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Un nouvel album pour le phénomène Lorenzo !

 

DU RAP ? DU TROLL ? LES DEUX ?  

Du rap breton à l’antipode du politiquement correct, vulgaire à souhait et avec des textes aux sujets variés comme la drogue, le sexe et les femmes : cela vous parle ? Certains me diront que de toute façon le rap c’est sans intérêt, mis à part Bigflo et Oli qui sont les SEULS à avoir des véritables textes. S’en suivra un débat sans fin sur ce qu’est la "vraie" musique. Enfin, d'autres me répondront sobrement : “Du très très sale mamène !”

Difficile de passer à côté du phénomène Lorenzo, mais pour les plus récalcitrants d’entre vous, voici une brève présentation. Autoproclamé “Empereur du sale”, il fait partie, à la base, du collectif Columbine sous le nom de Larry Garcia en tant que réalisateur des clips du groupe. Il se lance ensuite en solo sur YouTube sous le nom de Lorenzo et sort en 2016 le “Freestyle du sale” qui devient rapidement viral et totalise aujourd'hui plus de 50 millions de vues. Aujourd’hui avec un premier album “Empereur du Sale” partagé gratuitement sur YouTube, des clips, un court métrage et des concerts en 2017, l’homme au bob Game Boy Color revient pour nous présenter son nouvel album !

 

Un titre provocateur : Rien à branler

La pochette de son nouvel album

D'abord Lorenzo a annoncé la sortie prochaine de son nouvel album sur YouTube avec une vidéo mêlant humour et musique comme il sait si bien le faire. C'est ensuite sur les réseaux sociaux qu'il a dévoilé son nom “Rien à Branler”, titre correspondant bien au personnage déjanté dont second degré est amplifié à l’extrême. Par la même occasion, il a sorti la pochette de son album qui est aussi sobre que la première, tout en étant en opposition de par son fond noir. De plus, comme pour “Empereur du Sale”, on remarque que le logo de son bob “Game Boy Color” a été censuré car il ne possède pas les droits d’auteur nécessaires.

Ce nouvel album sortira le 23 février prochain, en physique et sur les plateformes de streaming, mais il est d'ores et déjà possible de le précommander (et vous obtiendrez en bonus un petit cadeau à son effigie).

 

LE PREMIER EXTRAIT : CARTON ROUGE

Le premier single de l'album

Pour nous faire patienter, on peut déjà écouter le premier extrait “Carton Rouge” : une musique plutôt dansante dont je ne suis pas forcément fan mais tous les ingrédients de la recette Lorenzo y sont présents : flow rapide, autotune bien ajusté, égotrip poussé au maximum et punchlines bien grossières. L'instrumentale est réalisée par deux beatmakers français :  Le Motif qui a travaillé avec SCH, Niska ou encore Kalash et Junior Alaprod qui a collaboré avec Siboy et MHD entre autres. Ce n'est pas la première fois qu'il s'entoure d'artistes de cette envergure puisque c'est Pyroman (créateur du titre très connu "Réseau" de Niska) qui a réalisé le hit "Fume à fond".

Suite à la sortie de ce morceau, Lorenzo a précisé : « A la base je voulé pas sortir ce son la en premier mais je trouvé plus les autres sur mon ordi mdr. » et son ami Rico a répondu sur Facebook qu’il avait supprimé les chansons de l’album pour télécharger le jeu Fortnite… Bref un coup de communication propre à Lolo.

 

UN sans faute pour le moment 

Est-ce que cela va perdurer ? Seul l’avenir nous le dira, mais il n’a pas encore l’air décidé à arrêter de faire du sale ! Que l’on adhère ou non à son concept, Lorenzo a réussi son pari : en moins de 2 ans sa communauté a littéralement explosée. Le buzz du moment s'est progressivement transformé en véritable carrière : l'album physique et la "Tournée du sale" prévoyant déjà 20 dates pour 2018 en sont la preuve. Il participera notamment aux Vieilles Charrues en juillet prochain, le plus grand festival musical français en terme de fréquentation (Roméo Elvis y est également programmé).

Vous pourrez d’ailleurs retrouver Lorenzo à Bordeaux le 8 mars à la Rock School Barbey, 2 semaines après la sortie de l’album, ce qui vous laissera le temps d’apprendre par coeur les nouveaux textes que vous hurlerez lors de son show déjanté. Je ne sais pas vous, mais nous, on y sera en tout cas !

Nicolas NOURRIT