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Live report : Millésime Festival 2018

Aujourd’hui on vous emmène du côté de La Réole où nous avons eu la chance d’assister à l’un des plus grands festivals de musique électronique de la région : Le Millésime Festival !

 

Cet événement musical créé en 2003 se déroulait à l’époque à Cussac-Fort-Médoc. Après 3 éditions, le festival marque une pause avant de renaître en 2017 où 2500 festivaliers ont répondu présents à La Réole ! Pour cette édition 2018, l’événement double de volume en proposant une programmation digne d’un grand cru sur 2 jours, avec 3 scènes et 1 camping ! La météo a décidé d’être clémente avec nous en nous offrant un week-end ensoleillé, le marcel et la crème solaire sont de sortie !  

 

L'arrivée sur le site !

Arrivés tôt dans l’après-midi, accéder au site et trouver une place de parking a été très facile. Mention spéciale pour ceux venus en train (malgré les grèves), le Millésime leur offre une bière gratuite ! La gare étant à proximité du festival, cette collaboration est donc une excellente idée pour éviter le surplus de voitures.

Premier aperçu du spot, l’hippodrome de La Réole offre un grand espace que ça soit pour le festival mais aussi pour le camping laissant une grande liberté aux festivaliers pour être soit au coeur des festivités ou au contraire à l’écart pour plus d’intimité. À peine arrivés, nous nous faisons déjà de nouveaux copains avec qui partager notre campement, nos apéros et nos tranches de rigolade !

 

Photo : Éligraphie

 

La soirée du vendredi : entre Dub, Raggatek et les 20 ans d'Arakneed

Après avoir préparé nos affaires et retrouvé tous nos copains on part à l'assaut du festival où pour ce premier soir, 2 scènes nous attendent. La 1ère au thème "forêts psychédéliques", à la fois fantastique et maléfique, tout simplement superbe qu’il nous presse de découvrir de nuit. Elle accueillera ce soir-là différents artistes de la scène Dub puis penchera en fin de soirée vers le raggatek avec notamment le célèbre Vandal qui clôturera la soirée ! Sur l’autre scène, un gros sound system prêt à nous faire vibrer nous attend avec un décor pouvant faire fuir tous les arachnophobes de la ville. En effet une immense araignée surplombe la scène et offre un décor sombre mais impressionnant. Comme vous pouvez l’imaginer le simple fait d’entrer dans le festival nous plonge d’un univers parallèle où la magie, la fête et le son s’assemblent pour ne former plus qu’un ! Après un bref tour du propriétaire où nous avons pu découvrir les différents artisans et marchands présents (vêtements, accessoires, salon de thé, atelier peinture…) nous décidons d’aller nous restaurer avec une excellente galette bretonne avant de profiter pleinement de la soirée !  

 

Scène trance / Photo : Éligraphie

On démarre en douceur sur la scène Dub avec Roots Zombie et son dub électro envoûtant, de quoi nous chauffer les pattes tout en profitant des derniers rayons de soleil. Petit détour vers la zone chill où coussins, éclairage tamisé, et hip-hop sont présents pour notre plus grand bonheur le temps des courtes pauses que l’on s’est autorisé durant le week-end.

Zone chill / Photo : Éligraphie

La nuit est désormais tombée, il est temps d’aller taper du pied. On part pour la scène sound system où le crew girondin et parisien Arakneed sound system est venu spécialement pour fêter leur 20e bougie ! Ce collectif formé depuis 1998 est très actif dans le monde des free-party. Leur style musical varie entre électro, techno, hardcore et hardtek. Ils ont sorti pour l’occasion leurs vieilles galettes pour nous faire sauter jusqu’au bout de la soirée. Le système de son à la hauteur de nos attentes fait résonner leur techno sombre et puissante et les festivaliers ont répondu présents pour fêter leur anniversaire !

 

Très difficile de décrocher de la scène mais il va bien falloir pour aller voir une des grosses têtes de cette soirée : Vandal, cet Anglais mélangeant la douceur du reggae et la puissance de la hardtek promet un set plein de bonnes vibrations ! On découvre par la même occasion la scène et son décor psychédélique de nuit colorée et féérique, un immense bravo pour les décorateurs ! Une bonne humeur contagieuse envahit la scène qui oblige les festivaliers à enflammer le dancefloor. Un cours de zumba est sûrement très bon pour le corps et l’esprit. Mais prenez un cours de Vandal et je peux vous assurer que vous en redemanderez encore et encore !

 

Scène Sound System / Photo : Le Polak

Cette première soirée se termine tôt, 2 heures du matin mais cela nous a bien échauffé pour le lendemain qui s’annonce sportif ! Mais on se rend vite compte que nous n’avons pas fini de danser pour aujourd’hui. En effet à peine revenus à notre campement que l’on entend du son aux 4 coins du camping, et il y en a pour tous les goûts ! Je remercie personnellement le DJ en fauteuil roulant sur le parking et sa douce psytrance pour nous avoir régalé jusqu’aux premières lueurs du jour !

 

La journée de samedi : Le calme avant la tempête 

 Réveil en douceur après seulement 2 heures de repos par un tracteur-tondeuse venu s’occuper de la partie de terrain que nous n’occupions pas, mais bon entre cela et la chaleur on n’aurait pas dormi beaucoup plus longtemps de toute façon ! Ce soir c’est le grand soir alors on passe la journée entre repos, jeux avec nos amis campeurs, petit détour par le marché local afin de reprendre des forces car il va nous en falloir !

 Pour ce second soir une 3e scène s’offre à nous, la scène rave avec une programmation techno, acid, hardcore qui a dû en satisfaire plus d’un avec notamment des jolies têtes comme Manu le Malin, Jacidorex ou encore Noize Suppressor ! 12h de son d’affilée, une soirée qui promet d’être totalement folle !

Scène Rave / Photo : Nicolas - StayAwake

Samedi soir : Psytrance, acid, hardcore et hardtek sont de la partie ! 

Après s’être bien échauffés au camping, on part sur le terrain afin de retrouver cette si jolie scène trance. Et on attaque direct dans le dur avec le set Psytrance de Falltek de quoi nous mettre en jambe ! Un petit burger plus tard on part à la découverte de la scène Rave avec Subway Shamans, la collaboration entre Mr Gasmask et d'Épidémie, 2 figures de l’acid-teckno qui nous ont plongé dans leur univers sombre, idéal pour le coucher du soleil ! Retour à la scène trance et retour à la psytrance avec les berlinois Protonica ! Ces habitués des grands festivals à travers le monde entier comme le Ozora (Hongrie) ou encore le Boom Festival (Portugal) nous ont fait vibrer tout le long de leur set ! On reste sur cette scène avec le grand Azax pour une prestation toute en puissance ! Des danseurs hauts en couleurs assurent l’animation !

Scène Trance / Crédit photo : Enola.B Photographie

Minuit est là, on passe un cran au-dessus avec le Bruxellois Jacidorex, autre figure de la scène acide qui nous a littéralement brisé les jambes ! Obligé de prendre une petite pause au coin chill pour s’en remettre ! Mais on retourne très vite à la scène rave pour aller voir le porte-étendard du hardcore français depuis plus de 2 décennies, Manu le Malin ! Cette fois-ci on s’accorde une véritable pause histoire de ne pas perdre nos jambes avant la fin du festival.

 Plus la soirée avance, plus les BPM augmentent ! C’est donc reparti avec les Italiens Art of Fighter et leur hardcore sauvage. On arrive enfin au moment que personnellement j’attendais depuis le début du festival : le passage sur la scène sound sytem des 4 super-héros Fant4stik, de la hardtek made in France. 2 sont à la console, les 2 autres au launchpad et c’est parti pour un set démentiel. Un véritable voyage sonore qui met tout le monde d’accord ! Pour clôturer ce festival de longue haleine, les rivaux des F4ntastik, les 4 supers vilains M4lefik sont venus pour achever les plus résistants ! Toujours de la Hardtek mais beaucoup plus sombre, un final dans les règles de l'art qui aura su nous achever. C’est ainsi que l’expédition se termine, on en ressort en rampant mais le sourire aux lèvres.

 On fait le bilan ! 

On s’accorde de longues heures de repos avant de faire le point mais pour le premier festival de la saison on peut dire qu'on est directement rentrés dans le dur !  La transition entre l’an passé (une soirée, pas de camping) s’est parfaitement bien déroulée malgré la non-présence de sécurité dans le camping. Le bilan est donc très positif avec :

          - Un camping propre et assez grand pour contenir tous les festivaliers sans se marcher dessus
          - De nombreux artistes talentueux pour un prix raisonnable
          - Des scènes merveilleuses tant au niveau du visuel que du son
          - Un coin chill agréable
          - Des stands divers et variés (nourriture, bar, prévention, artisans...)

 Le seul reproche que l'on peut faire, c'est sur la sortie définitive (même pour les pass 2 jours) car pour la 1ère soirée (de 18h à 2h) pas de problème mais la seconde (de 18h à 6h) faire une petite pause loin du son aurait rendu l’expérience encore plus agréable mais au vu de la qualité de ce festival on ne va pas se plaindre non plus. Ah et aussi le retour à la réalité a été très rude mais bon pour cela ils n'y sont pour rien ! 

Pour tous les amoureux de la musique électronique on se retrouve fin juin pour le Son Libre Festival qui promet d’être tout aussi exceptionnel ! Et sinon à bientôt pour de nouveaux reports de festival et à l'année prochaine pour la 3e édition du Millésime Festival ! 

 

Nicolas NOURRIT