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Janie se dévoile en poésie dans son EP Petite Blonde

À fleur de cœur. La chanteuse Janie a sorti son premier EP, « Petite Blonde », au début du deuxième confinement. Une musique aux couleurs pop à son image, sensible et délicate.

C'est à une véritable mise à nue émotionnelle que se livre la jeune femme dans son EP disponible partout depuis le 30 octobre 2020. Elle le souhaitait le plus juste et le plus sincère possible. Une sincérité qui était déjà le mot d'ordre des quelques chansons auxquelles elle a donné vie l'été dernier. 4 piano-voix bouleversants aux thématiques variées. Si elle raconte avec douceur et romantisme un amour naissant dans « Depuis Samedi », elle aborde également la douleur d'une mère après une fausse-couche dans le poignant « Nino ou Rose ».

La variété française en héritagE

La chanson française coule dans ses veines. Une évidence qui lui vient de son histoire familiale et dont elle prend soin. Depuis plusieurs mois, elle se met en scène dans des karaokés qu'elle poste régulièrement sur son compte Instagram. Elle y cultive une esthétique soignée, aux accents vintage et lumineux dont elle maîtrise parfaitement la recette.

Son EP s'inscrit dans la continuité du chemin de vérité qu'elle se trace peu à peu. Dans les 5 chansons qui le composent, elle se livre sans fard. Un bouquet de sentiments qui sonne comme un secret murmuré à l'oreille de ses auditeurs. Son titre « Petite blonde » résonne comme une ode à la confiance en soi. Un cri du cœur porté par sa voix cristalline. « C'est moi, c'est vous, c'est tous les gens qui se sentent en marge » explique-t-elle sur son compte Instagram à propos du morceau. Dans « Gremai », elle évoque le sujet  fort et délicat des troubles alimentaires ainsi que le rapport compliqué à son corps lorsqu'elle a plongé dans l'anorexie. Une chanson qu'elle qualifie d'OVNI, pour ses sonorités sombres et énigmatiques. La jeune chanteuse nous prend par la main le temps d'une échappée sur le fil de ses émotions. Elle raconte l'amour, un peu rétro dans  « Discothèque »  et très moderne dans « Les mots virtuels », en duo avec le chanteur Foé.

 Une chanson dédiée à son père

La dernière chanson de l'EP, « Mon idole », est particulièrement chère à son coeur. Elle y rend hommage à son « plus beau souvenir », son père décédé il y a quelques années. Elle se souvient du temps de l'enfance, des guinguettes et des « yeux  bleus en clé de Fa » de son « musicien préféré ». Quelques notes d'accordéon soutiennent et embrassent la nostalgie de l'artiste. La chanson s'achève sur une lettre vibrante adressée à son père. Et c'est sur la tendresse de ces mots que prend fin l'EP, mélodieux voyage dans le monde de Janie.

Claire FERRAGU