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Disiz La Peste, un Kaiju au Bikini

À près de 20 ans de carrière et 12 albums à son actif, c’est un monstre du rap français que le Bikini a accueilli mardi dernier, le fameux Disiz La Peste. Son talent ne s’arrête pas là, puisqu’il a également écrit deux romans et joué au théâtre le rôle d’Othello (Les amours vulnérables de Desdémone et Othello).

Peu importe l’univers ou le nom de scène qu’il a pu utiliser, cet artiste aux multiples talents mais également aux explorations musicales diverses, ne laisse personne indifférent : son authenticité touche tout le monde sur son passage.  Au fil des années Disiz, est passé du rap, au rock, à la pop, à l’électro pour revenir au rap colérique de son nouvel album Disizilla.

 Disiz La Peste - Crédits : StayAwake / Mathilde Soler

Un nouvel album puissant par sa charge émotionnelle et ses intrus dévastatrices. Disiz aborde sans filtre ses traumas familiaux, ses combats, la dualité des émotions. Il choisit la thématique du monstre à travers la culture asiatique, pour illustrer le bien et le mal qui cohabitent, se mélangent et se font face contrairement à la vision manichéenne qui les distingue et les oppose, sans nuance.

 


 Disiz La Peste - Crédits : StayAwake / Mathilde Soler

À travers son décor (ville détruite en noir et blanc et rond rouge central) et par sa tenue l'artiste nous plonge dans son univers. On retrouve ainsi de multiples références comme Disizilla pour Godzilla, ce monstre qui a révolutionné le genre du Kaiju dans la culture japonaise. Cette figure du film exploitant le thème du nucléaire au Japon, autre élément présent dans la tracklist avec Hiroshima.  Ces trois titres phares que Disiz a évidemment interprété sur la scène toulousaine.

 


 Disiz La Peste - Crédits : StayAwake / Mathilde Soler

“Pour tout ceux qui ont saigné Pacifique”, Disiz a également fait un clin d’oeil à son précédent album avec le titre Passage secret. C’est ensuite tout le Bikini qui s’est mis à sauter avec Kamikaze de son album Transe Lucide.

 

Disiz a également su attendrir son public avec des titres plus doux comme Owi, ou Ulysse dans lequel il aborde ses questionnements liés à son statut de père. Un titre fort sur lequel sa fille Eari a mêlée sa voix à celle de son “petit papa”.

 

Disiz La Peste se livre complètement dans ce douzième album. Il termine ainsi son concert aussi proche de son public qu’il l’est dans ses textes, en permettant à quelques fans de monter sur scène et de danser avec lui.


 Disiz La Peste - Crédits : StayAwake / Mathilde Soler


 Disiz La Peste - Crédits : StayAwake / Mathilde Soler

Mathilde SOLER