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The Division, bien ou bien ?

Vous l’attendiez ? Nous aussi ! Après de nombreuses heures sur le titre, nous sommes désormais en mesure de vous fournir un rapport relativement exhaustif sur le petit dernier du studio français. Étant plusieurs à avoir mis nos vilaines papattes sur ce dernier, je vous propose ici un petit condensé de ce que l’on en pense !

[Les captures d’écran ci-dessous sont tirées d’une version PS4]

©flickeringmyth

 Un accueil chaleureux ! 

©forgehd

Suite à une petite vidéo introduisant le pitch du titre, il est temps pour vous de créer votre agent. Enfin, « créer » est un bien grand mot puisque le panel de conception est limité, voir très limité. Vous n’aurez accès qu’à une petite dizaine de faciès, une ou deux paires de Ray-Ban et divers accessoires supplémentaires pour offrir une petite touche unique à votre avatar.

Une fois quelques tutoriels passés, vous rejoignez Manhattan et votre véritable mission commence : reprendre la ville des mains de la racaille qui l’a envahi. Et par racaille, j’entends des factions plus ou moins bien équipées allant du petit casseur lambda à l’exterminateur muni d’un lance-flammes. Toutefois, l’IA ne brillera pas par sa fulgurance et aura tendance à foncer, tête baissée, sur votre joli minois plutôt que de réfléchir à son approche. D’ailleurs, n’oubliez pas que The Division est avant tout un RPG. Ne vous attendez donc pas à vous débarrasser d’un ennemi d’une balle bien placée dans le citron, ce qui aura pour seul effet de lui infliger des dommages critiques. Seul votre équipement et votre niveau feront la différence. Manhattan étant divisé en une multitude de quartiers aux niveaux d’expériences variés, vous pourrez évoluer à votre rythme en faisant le choix de rejoindre un secteur aux ennemis et missions plus ou moins difficiles à gérer. 

Tiens, Manhattan, parlons-en. Si une fois de plus New York est le théâtre d’évènements dramatiques, on prend un réel plaisir à visiter cette ville, symbole de l’Amérique, dévastée par l’épidémie du dollar. En effet, la map se révèle suffisamment grande et assez longue à parcourir à pied (aucun véhicule disponible). Sans compter le « Manhattan underground » à l’atmosphère pesante mais très intéressante, qu’il vous sera possible d’arpenter.

Je ne reviendrai pas sur le sujet du downgrade graphique mais je peux vous affirmer que l’on ressent le souci du détail qu’Ubisoft a souhaité apporter à son bébé et le résultat est franchement convaincant. Malgré le fait que la version PC soit plus aboutie, techniquement parlant, les consoles de salon restituent merveilleusement bien les effets de lumière et de particule.

Actuellement en recherche de scénario...

Un air de Metro 2033, non ?

À contrario de son ambiance envoûtante, le scénario vous laissera quant à lui, de marbre. L’écriture multiplie stéréotypes et clichés… Une fois de plus, votre personnage ne parle pas, ce qui limite grandement l’attachement à ce dernier vous en conviendrez. Et comme à l’habitude d’Ubi, votre rôle est réduit à un postier, victime de son destin, allant de destination en destination sans bien comprendre pourquoi.

En revanche, on ressent les efforts faits par le studio pour nous fournir un background cohérent, relativement sombre mais bien maîtrisé. À de nombreuses reprises, vous aurez l’occasion de glaner, çà et là, plusieurs enregistrements sonores et vidéos participant grandement à la profondeur du titre. De même pour les échos, sortes de flashbacks interactifs vous permettant de revivre certaines scènes déroulées avant votre arrivée à Manhattan.

À l’instar de la plupart des mondes ouverts, pléthore de missions secondaires et rencontres seront mises à votre disposition. Malgré une tendance à la répétition dans leurs objectifs, on ne rechignera pas devant de l’expérience facile et votre personnage ne s’en portera que mieux !

Crime Alley

Je pense que beaucoup auront déjà fait le rapprochement avec un certain Destiny. Sans dire que les modèles sont identiques, il est vrai que les deux titres sont similaires en bien des points. Que ce soit au niveau de la personnalisation et de l’évolution de votre avatar, ou de son système de loot, fer de lance du jeu, la comparaison est facile. Néanmoins, je me permets d’octroyer un (très) bon point pour Ubi qui a intégré un outil de customisation d’armes plutôt complet ainsi que quantité d’éléments cosmétiques qui feront la joie de l’amateur de belles frusques que vous êtes.

Et il vaut mieux être bien équipé pour s’aventurer dans la Dark Zone (DZ pour les intimes) ! Ce secteur, particulièrement oppressant, accessible à pied et sans temps de chargement, est le terrain PvP du jeu. Ainsi, vous y retrouverez bots d’élites et joueurs en quête d’un meilleur stuff, prêts à coopérer ou… à vous dézinguer. En effet, le concept repose sur un système d’alliances éphémères que vous concrétiserez avec quelques compagnons d’infortune afin d’extraire le matériel contaminé (récupéré au préalable sous forme de loot) à l’aide d’un hélicoptère. 

La tête dans le brouillard, littéralement.

Bien sûr, durant la phase d’arrivée de l’hélico (une minute trente), les autres agents présents sur zone sont susceptibles de vous abattre et ainsi, prendre possession de votre stuff durement acquis. Tantôt terriblement frustrant, tantôt extrêmement jouissif, ce mode décuple la durée de vie du jeu et prend réellement tout son sens lorsque vos fidèles camarades vous assistent.

Des (easter) eggs avant Pâques !

Depuis la sortie de ce dernier, les gamers du monde entier ont pu constater divers faits et évènements (plus ou moins intéressants). L’un des plus extravagants concerne le « bouchon » qui s’est produit lors du lancement. Une fois votre personnage créé, le jeu nécessitait que vous vous connectiez à un ordinateur pour vous permettre de progresser. Seulement, ledit ordinateur n’accepte qu’un joueur à la fois et le moindre choc avec la personne en cours de connexion réinitialise la phase. Ainsi, les gamers ont commencé à faire la queue, attendant patiemment leur tour et offrant un spectacle bien singulier au reste de notre communauté !

De jour en jour, on découvre clins d’oeil et autres easter eggs plutôt sympathiques comme une référence aux tortues ninjas ou la possibilité de visiter les studios d’Ubisoft !

Certainement un des meilleurs lancements d’Ubisoft, cette nouvelle licence semble promise à un avenir radieux. Même si un season pass est en vente, on ne peut qu’espérer que le studio français nous livre du contenu gratuit régulier pour relancer notre intérêt pour le titre.

Sur ce, nous nous retrouverons la semaine prochaine mais en attendant… Bisouw !

[Un gros bisouw à Livy Bertrand et à Jules Cothenet pour m’avoir permis de tester The Division dans les meilleures conditions !]

Jérémy BESSONIES