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Just Cause 3, ça explose !

Bienvenue à Medici, archipel sous le joug tyrannique de Sebastiano Di Ravello. De retour dans sa contrée natale, Rico Rodriguez (alias : vous) a carte blanche pour utiliser tous les moyens nécessaires à la libération de cet oasis paradisiaque. Ainsi, à grands renforts d’explosifs et de munitions, vous ramènerez la paix et ferez tomber Di Ravello de son trône. Le speech est donné, maintenant place à la castagne !

Un scénario ? Où ça ?

Sérieusement, ne recherchez pas l’ombre d’un scénario dans ce jeu qui en manque cruellement. Il y a un ennemi, vous devez vous en débarrasser et c’est marre. Pourtant, l’ambiance générale ne manquera pas de vous rappeler un épisode de l’Agence tous risques et saura même vous décrocher un ou deux sourires de par ses personnages ultra stéréotypés et ses énormes clichés, totalement assumés par les développeurs d'Avalanche Studios.

Mais rassurez-vous, le titre possède de nombreuses qualités qui sauront séduire les inconditionnels de bacs à sable régis par la seule loi du ''n’importe quoi''. Sur cela, on fait confiance à votre imagination qui saura certainement trouver quelque chose de sympa à faire et ce ne sont pas les possibilités qui manquent dans ce monde ouvert de quelques 1000 kilomètres carrés.

©gamespot.com

Et pour profiter pleinement de cet environnement, mêlant monts enneigés et prairies verdoyantes, quoi de mieux que votre fidèle grappin associé de son parachute ? Ah oui, une wingsuit ! Une belle nouveauté qui réveillera l’adepte de sensations fortes qui sommeille en vous ! Mais attention tout de même, puisque la maîtrise de ce nouvel outil nécessitera une certaine dextérité qu’il vous faudra acquérir au fur et à mesure du temps. 

 

Ou plutôt, au fur et à mesure de vos malencontreux accidents, car vous n’aviez pas vu le marronnier qui traînait aux abords d’une falaise, ou encore le bus qui n’a pas respecté la priorité à droite lorsque vous tentiez un rase-motte (histoire véridique)… Mais la wingsuit deviendra rapidement votre moyen de déplacement préféré. Déjà que les véhicules terrestres étaient peu employés à l’époque de Just Cause 2, là ils deviennent totalement inutiles.

Grappinou !

C’est donc à vous qu’incombe la lourde tâche de rétablir un semblant de démocratie au milieu de ce régime totalitaire. Pour cela, vous serez aidés par les rebelles, les opposants à Di Ravello, qui sauront (parfois) se montrer utiles. Ne comptez pas trop sur eux lors de vos combats mais ils vous fourniront armes et véhicules grâce à un système de livraison, où et quand vous le souhaitez. L’éventail de matériel proposé est relativement large et saura certainement combler vos envies destructrices.

©alphacoders.com

Après tout, le crédo de Just Cause n’est-il pas de semer le chaos ? Ce que vous pourrez faire de bien des façons, que ce soit à l’ancienne, avec un bon vieux lance-roquettes, indémodable. Ou dorénavant, grâce à la physique du jeu, qui s’est offerte un sacré lifting avec l’arrivée d’un système de « rétractation » sur votre grappin. Celui-ci vous permet de lier deux objets, tous types confondus (véhicules, bidons, ennemis et même animaux) et de les ramener l’un vers l’autre.

 

Ainsi dit, cela ne semble pas très excitant mais on peut vous assurer qu’au bout de quelques heures de jeu, vous saisirez tout le potentiel de cette capacité !

Niveau graphisme, le jeu est relativement beau de loin mais par contre, par il ne faudra pas s’approcher de trop près des textures sous peine de faire souffrir votre rétine… Le jeu souffre d’un retard technique qui se ressent tant sur la qualité visuelle que sur le frame rate, très instable et plus particulièrement sur console. Il semble, encore une fois, que le virus du « jeu pas fini » contamine de plus en plus de devs de gros studios et Avalanche ne déroge pas à la règle. Espérons tout de même, qu’il sorte un patch pour corriger tout ça.

D’ailleurs, ils en profiteront peut-être pour régler quelques problèmes liés aux temps de chargement. Extrêmement longs et présents, ils peuvent aller jusqu’à trois minutes ! Et malheureusement, si vous trépassez au cours de l’une de vos sessions d’action intense, vous subirez un de ces interminables loading. Rien de mieux pour casser le rythme !

Malgré un aspect graphique daté, le titre se pare d’effets plutôt sympathiques ainsi que d’un système de destruction revisité permettant de détruire certains édifices du génie civil. Le rendu est agréable, mais une fois encore, le frame rate se retrouve à la rue…

Si vous jouez pour vous défouler après une journée de travail éreintante, vous avez trouvé le jeu qu’il vous faut ! Lorsqu’on passe outre ses problèmes techniques, son scénario inexistant ainsi qu’un manque de variété certain, on s’éclate vraiment et on y revient avec plaisir ! Après, libre à vous de juger si le jeu correspond réellement à vos attentes. Nous vous conseillons de visionner quelques gameplay, pour éviter toute forme de déception, et vous faire une idée plus concrète de l’ambiance du titre.

Sur ce, on se quitte pour cette semaine et on se retrouve jeudi prochain avec une nouvelle chronique ! À bientôt les amis !

Jérémy BESSONIES