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DOOM, Highway to Hell !

« I’m on the highway to hell ! » Désolé, j’en oublie mes bonnes manières… Bienvenue chères lectrices et chers lecteurs ! Au sommaire, non pas le célèbre tube d’AC/DC mais DOOM ! Oh oui, DOOM est de retour, plus démoniaque que jamais !

@otrixx

Pour ceux qui dormaient au fond, je rappelle que DOOM est considéré comme LE pionnier du jeu de tir en vue à la première personne. Bon d’accord, cela n’est pas tout à fait exact puisque Wolfenstein 3D a réellement été le premier à instaurer le genre du FPS dans un univers… 3D, justement. Mais de l’immense succès critique de DOOM est né sa popularité, amenant les joueurs et la presse à lui attribuer ce statut de « FPS précurseur ». Et ce n’est pas tout, il est aussi le premier jeu multijoueur online ! En effet, muni de son protocole TCP/IP (le protocole en vigueur sur Internet), DOOM permettait enfin aux joueurs de s’envoyer mutuellement des gnons virtuels en toute impunité ! Sans oublier que les fans les plus inspirés pouvaient élaborer des niveaux à leur convenance et les partager grâce à l’éditeur fourni par id Software ! Du tout bon, en somme.

Ainsi, il y a plus de vingt ans de cela, DOOM avait déjà mis en place des mécaniques que certains éditeurs tentent, actuellement, de nous vendre comme révolutionnaires (Little Big Planet et j’en passe…). Et malgré son univers qui en rebutera plus d’un, le titre a marqué l’histoire du jeu vidéo, je dirais même qu’il l’a forgé ! Respect !

« Hommage à DOOM : done »

Tout ça pour vous dire qu’un nouvel opus de l’incroyable saga s’apprête à sortir, dix ans après son prédécesseur, et il risque de faire du bruit ! Je vous laisse en compagnie de Marty Stratton (et d’une tripotée de fans avides d’hémoglobine), le producteur délégué d’id Software qui vous le présentera certainement mieux que moi. On se retrouve dans une dizaine de minutes pour le débrief’ !

/!\ Le jeu est classé PEGI 18 les amis (et ce n’est pas pour rien), donc veuillez éloigner les petites âmes pures et innocentes de l'écran pour quelques instants. C’est fait ? Bon, je vous fais confiance ! /!\

Le Diable prend des formes très variées

Alors, comment s’est déroulée cette courte épopée face aux armées de démons ? Les néophytes sont désormais prévenus, DOOM est un brin violent (ironie, quand tu me tiens) et seuls les meilleurs s’en sortiront, à contrario de ce malheureux Space Marine démembré par un Revenant… Oui, dans le langage doomesque, nous appelons ce squelette ensanglanté juché sur un jetpack et doté de deux lances roquettes (des démons badass, on vous dit), un Revenant.

Mais je suppose que vous vous interrogez sur la provenance desdits démons, alors attardons nous sur le background du jeu en débutant par le tout premier DOOM, celui de 1993.

Space Marine de profession, vous êtes transféré sur Mars après avoir attaqué votre supérieur ; celui-ci vous avait demandé d’abattre des civils non armés. Vous rejoignez donc l’UAC (Union Aerospace Corporation), une société écran permettant à l’armée de mener diverses expériences secrètes sur la téléportation entre Phobos et Deimos, les deux lunes de Mars. Malheureusement, les portails de téléportation devenus peu à peu instables, l’armée ouvre une brèche sur l’Enfer, offrant à toutes les joyeusetés démoniaques la possibilité de rejoindre Phobos. Peu de temps après cet incident, Deimos disparaît totalement des radars.

Mars n’étant pas au fait de ce qui se trame, la planète reçoit un message de détresse provenant de Phobos. Ainsi, vous et certains de vos camarades soldats, êtes envoyés sur cette dernière pour enquêter… 

Pour conserver un peu de mystère, je n’en dirai pas plus. Sachez juste que le scénario a au moins le mérite d’exister, même s’il n’est pas exceptionnel. Espérons que ce nouvel opus nous livrera une toile de fond plus vaste, à voir…

Mais là n’est pas l’argument de vente du jeu.

Comme le dit si bien Mister Stratton, DOOM c’est « des démons badass, des put**** de gros flingues et surtout des mouvements rapides » ! Alléluia ! La messe est dite, mes frères.

D’ailleurs, il semble que cet épisode souhaite renouer avec ses premiers amours, en remettant au goût du jour de magnifiques références telles que Quake (de id Software, une fois de plus). Les gamers les plus expérimentés me comprendront. Preuve à l’appui, mon père, 46 ans, a retrouvé les valeurs de Quake dans les démonstrations multijoueurs de ce nouveau DOOM !

Dynamique, rapide et beaucoup moins accessoirisé qu’un Call of Duty ou un Destiny, seul le skill paie ! Des sensations viscérales que nous pensions ne jamais retrouver.

Pour le plus grand plaisir des fans, l’éditeur de niveaux sera lui aussi présent et semble plutôt garni. Ce dernier permettra de développer de nouveaux modes de jeu, de nouvelles cartes et de les partager.

©jeuxvideo.com

Voici donc un titre à garder dans le collimateur, encore un peu mystérieux certes, mais doté d'un énorme potentiel et qui trouvera certainement son public auprès de joueurs matures, nostalgiques d’une époque considérée aujourd’hui comme révolue. Pour info, la sortie est prévue le 13 mai de cette année, donc très prochainement ! 

Sur ce, nous nous retrouverons la semaine prochaine mais en attendant… Bisouw !

Jérémy BESSONIES