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Assassin's Creed Chronicles : India

Après un opus China un peu terne, Climax Studios et Ubisoft sortent India, le deuxième épisode de la trilogie Assassin’s Creed Chronicles.

©jeuxvideo.com

Arbaaz Mir, voici le nom du personnage que vous contrôlerez tout au long de cette aventure. Cette personnalité ne vous dit probablement rien, mais elle est apparue dans plusieurs récits et bandes dessinées liés à la saga Assassin’s Creed. Il en va de même pour les personnages du premier et troisième épisode (à venir), eux aussi présents dans diverses oeuvres connexes.

Les fans de la série apprécieront donc de découvrir que les personnages de second plan sont mis à l’honneur dans cette série, exclusivement réalisée en 2.5D.

Vous ne serez pas surpris d’apprendre que ce nouveau spin-off reprend les mêmes mécaniques de gameplay que China. Malheureusement, on ne saura retenir que très peu de nouveautés réellement intéressantes ou même, qui n’altèrent pas l’expérience de jeu… Dans cet ordre d’idée, on pourra notamment citer les pouvoirs Helix qui ne servent en rien l’intérêt du soft, puisque vous permettant d’éliminer rapidement plusieurs ennemis tout en navigant entre différentes cachettes, et ce, alors que le titre se veut plus exigeant que son prédécesseur. Une difficulté pour autant illusoire, car à de nombreuses reprises vous vous surprendrez à fulminer contre les mouvements un brin trop rigides d’Arbaaz.

Autre problème, les tares et défauts de China n’ont pas été corrigés dans cet opus, ce qui est inacceptable après que le studio ait repoussé de plusieurs mois la sortie d’India !

Comme China, cet épopée se divise en niveaux, constitués de phases d’infiltration, de courses-poursuites et d’énigmes. On jongle assez bien entre les différentes séquences et les quelques énigmes disséminées ici et là sont appréciables.

De plus, l’infiltration s’avère intéressante et occupe une place presque plus importante que dans les jeux originaux. Elle reste aussi la solution à privilégier pour progresser tout au long des différents levels, les combats se révélant particulièrement corsés lorsque l’alarme est déclenchée, de par la faible quantité de vie dont est pourvu votre héros. D’ailleurs, si vous êtes un adepte de l’infiltration, vous aurez tôt fait de remarquer que le studio s’est inspiré des grands, dont Metal Gear et plus spécifiquement Mark of the Ninja.

Malgré ses défauts, India a su imposer une patte graphique plutôt originale. Abandonnant l’aspect un peu terne de China, on retrouve là des couleurs chatoyantes et colorées, tout en offrant une plus grande variété de décors ainsi que des effets agréables. Seulement, la technique du jeu est relativement inégale d’un plan à l’autre puisque vous aurez parfois affaire à des textures baveuses, bien en deçà de ce que l’on peut attendre d’un jeu next-gen. Enfin, le frame rate est inconstant et a tendance à faire des siennes pour des raisons inconnues…

Nous sommes mitigés… Si la direction artistique est certes pittoresque et les concepts alléchants, on ne peut en dire autant du résultat final. Gâché par des mécaniques de jeu imprécises, un manque d’ambition certain et une technique loin d’être parfaite, le titre aura bien du mal à vous tenir plus de trois heures devant votre écran.

Sachez tout de même que le soft se vend une dizaine d’euros sur les plateformes en ligne et à ce prix là, le produit reste correct.

Sur ce, nous nous retrouverons la semaine prochaine mais en attendant… Bisouw !

Jérémy BESSONIES