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Solidays : Une 20e année fêtée avec dignité

L’hippodrome Paris-Longchamp a accueilli du 22 au 24 juin près de 212 000 personnes venues célébrer dans la joie et la bonne humeur la 20e année de Solidays. Durant ces trois jours les festivaliers ont pu assister aux concerts des têtes d’affiches adorées du grand public, découvrir de nouveaux artistes très prometteurs, profiter d’une expérience festivalière complète et se renseigner au village solidarité auprès des 80 acteurs présents pour défendre des causes diverses et variées et lutter pour un monde meilleur.

Nous, on y était, et pour vous dire toute la vérité, on a adoré.

Des concerts divers et des artistes très impliqués

Le vendredi soir 

Le vendredi soir c’est l’euphorie. Il fait un temps magnifique et dès 18h dans les bus on sent l’excitation qui monte, les festivaliers continuent peu à peu à arriver, sac sur le dos et duvet sous le bras, breuvages à la main et sourires aux lèvres, on le sent : la soirée va être bonne ! L’Or Du Commun ouvre les festivités à 18h et c’est Milky Chance sur la scène Bagatelle qui lui succède accompagné par Requin Chagrin sur la scène César Circus. Et c’est dans une certaine douceur estivale que l’ambiance monte d’un cran.

Eddy de Pretto monte sur scène à 21h. Le public de la scène Bagatelle est en folie pour accueillir ce jeune auteur-compositeur-interprète parisien et la foule ne cesse de s'agrandir pour écouter les diverses chansons de ses albums “Cure” et “Kid”. Pour finir, c’est accompagné d’un très joli coucher de soleil que Eddy de Pretto entame sa dernière et fameuse chanson à succès “ La fête de trop”. Comme un seul homme, la foule reprend ses paroles et chante à l’unisson. Un joli moment que ni nous, ni Eddy n’oublierons. À la même heure le rappeur Hamza enflammait la scène Dôme devant un public quelque peu différent.

Public solidays - ©Kob

À 22h le soleil se couche et c’est le moment où monte sur scène une des plus grosses têtes d’affiches. On l’attend tous avec impatience, et enfin Nekfeu monte sur le parquet de la scène Paris. Fidèle à lui-même il a fait le show. Débordant d’énergie et d’amour pour son public, le rappeur aux cheveux longs a clairement mis le feu à Solidays. Malgré un choix de musiques un peu déconcertant pour certains (le son mythique “reuf” n’était pas de la partie par exemple), ou une bonne surprise pour d’autres, Nekfeu a fait honneur à sa réputation et nous a livré un concert de qualité. C’est au rythme des chansons connues de tous comme "Mauvaise graine", "Nique les clones" , "Égerie", "Martin Eden" ou encore "Squa" que Nekfeu a évidemment imposé ses fameux pogos. Personnes sensibles s’abstenir, le public parisien en a été très friand. Et c’est entre deux chansons moins commerciales que Nekfeu a tenu à faire un hommage au festival et à la cause qu’il défend et nous a expliqué pourquoi il tenait autant à être présent devant nous ce soir. Joli moment, merci Ken. Et comme surprise on a eu le droit à la présence de membres du S-Crew, groupe et collectif de rap français dont fait parti Nekfeu comme Doums et en prime l'interprétation d’un de leurs nouveaux sons en exclusivité. Après avoir manifesté à de nombreuses reprises son envie de rester sur scène avec nous, Nekfeu et toute son équipe s’en vont, sous un tonnerre d’applaudissements.

À 23h c’est le tour de Jain, la jeune auteure-compositrice-interprète toulousaine sur la scène Bagatelle et du Dj Møme accompagné de sa musique électronique aux mélodies dansantes exotiques et mélancoliques sur la scène Dôme.

À 00h sur la scène Paris, tout le monde attend désormais Dj Snake mais avant, nous allons assister à l’hommage annuel aux bénévoles. Seul avec son micro un homme monte sur scène et nous explique alors toutes les retombées de Solidays, et tous les bienfaits de notre participation à ce festival. Mise en place de programmes de préventions, fabrications de centres d’aide aux victimes et leurs proches, interventions pour la prévention dans le milieu carcéral et le milieu prostitutionnel, créations de centres de recherches, interventions ayant pour but de générer des vocations sociales et solidaires chez les jeunes,... La liste est longue et nous en sommes les premiers étonnés mais ravis. Il nous explique aussi que grâce à solidays la France ne baisse pas son aide face à la maladie du SIDA et continue de se battre. Et tout ça, grâce des bénévoles motivées, et beaucoup de personnes mobilisées. Mais en plus d’être un moyen de récolter de l’argent ce festival est aussi un moyen de lutter contre le SIDA en créant des passerelles. Une passerelle entre l'Europe et l’Afrique en leur offrant notre aide, et une passerelle entre les personnes touchées et les personnes séro-négatif pour échanger. Le but ultime est la communication, l’entraide, et les récits de belles histoires.

Ecran géant scène paris - ©Kea Nop

Et pour poursuivre ce beau discours nous avons même le droit à une petite anecdote qui raconte l’histoire de bénévoles il y’a deux ans, retrouvés dans une tente sous la pluie à apprendre la langue des signes car une personne sourde et muette leur avais fait comprendre la journée même que ce festival serait susceptible de recevoir de plus en plus de personnes parlant cette langue . Et leurs efforts n’ont pas été vains car cette année le nombre de personnes sourdes et muettes présentes a considérablement augmenté. Et c’est sur une version remixée de “I Will Survive” de Hermes House Band et devant un public déchaîné que les bénévoles ont été accueillis et remerciés pour l’énorme travail qu’ils accomplissent chaque année.

Après ce bel hommage, la plus grosse tête d’affiche de la soirée fait son entrée : Dj Snake est sur scène. Hurlements, cris de joie, bousculades et mouvements de foule, c’est dans cette chaude ambiance que l’artiste tant attendu lance sa première chanson. Et malgré quelques soucis techniques de lumières, le show musical se transforme également en show visuel au bout de quelques chansons. Des jeux de lumières évoluant au rythme de ses différents sets, des effets pyrotechniques, des pogos et le son au maximum : voilà la recette parfaite du concert de Dj Snake. Ce dernier nous a évidemment regalé avec ses célèbres sons comme "Get Low", "Lean On" ou encore "Turn Down For What".

Concert de dj snake sur la scène paris - ©Kea Nop

À 1h c’est encore un choix aux multiples possibilités qui s’offre à nous entre le concert de Feadz le disc-jockey et compositeur d'électro et de hip-hop français se produisant sur la scène Boom Box (petite scène entourée de palette de bois aux allures intimistes), la fin du concert de Molécule sur la scène Domino, Viens la fête sur la scène César Circus ou encore le groupe déjanté Bagarre sous le chapiteau de la scène Dôme. Et c’est vrai que nous ne voulions vraiment pas les rater, alors c’est devant Bagarre que nous avons continué cette belle soirée.

Après une arrivée pleine d’énergie sur scène, le groupe fait un bel hommage au festival et le finit par cette jolie citation de leur création “Baisez avec des capotes mais surtout baisez”, merci Bagarre on va prendre note. Il commence alors sur les chapeaux de roues et fait transpirer la foule sous le dôme. Leurs personnalités délurées et leur énergie impressionnante créent une ambiance toute particulière et c’est sur la chanson “Béton armé” que la poussière du sol à commencer à voler. Des chanteurs en sueurs, un public en transe et une chanson qui donne envie de sauter partout, Bagarre a assuré son début de concert. “Est ce qu’il y'a des filles qui aiment mettre des claques aux garçons? Et est ce qu’il y’a des garçons qui aiment les claques?” Voilà comment la chanteuse introduit la prochaine chanson "Claque le" qui fait vibrer filles et garçons. Le concert continue, toujours dans la même atmosphère chaude, électrique et.. très poussiéreuse.  Et ce sont sur des chansons comme "Paris", "La bête voit rouge", ou encore "Diamant" (où toute la foule avait le majeur en l’air) que Bagarre transmet à son public tout son univers, son plaisir et son amour. La fameuse chanson "Danser seul" a, évidemment, elle aussi ravi le public. Et c’est sur un jouissement collectif que le groupe Bagarre a voulu finir ce beau moment sous le chapiteau Dôme. Eux, nous, et cette phrase de fin : “NOUS SOMMES BAGARRE, MERCI”. Merci à vous.

Vue d'ensemble du site - ©Chang Martin

Après avoir mis le feu sous la scène Dôme, Bagarre laisse place à un des maîtres de l'électro française, Mr Oizo. Grosses basses, grosses enceintes, gros sons et grosses beats, Quentin Dupieux commence son concert en annonçant d’une voix électronique et puissante : « Solidays êtes-vous prêts ?! » Et sur un drop puissant il enchaîne et emmène le public de Solidays dans une autre dimension, où les festivaliers bougent leurs corps au son des platines et de sa fameuse musique “Vous êtes des animaux”. Au même moment juste à côté sur la scène Domino c’est W.LV.S qui déchaîne la foule sur de la techno old-school revisitée et des musiques électroniques décalées faites pour le dancefloor.

3h30, les derniers noms de la soirée vont monter sur scène et enflammer un public déjà bouillant. Rebeka Warrior la punkette à la techno dark et furieuse succède à W.LV.S sur la scène Domino, et c’est Panda Dub qui se charge de terminer la soirée sur la scène Dôme. Accompagné de cercles lumineux derrière lui, notre cher beatmaker grand nom du dub français a transmis, ce vendredi soir aux solidays, l’univers pur du soundsystem. Et c’est avec des sons mélangeant à la perfection l'électro et le dub que le public a passé à ses côtés une trés trés bonne fin de soirée.

Le samedi soir nous n’étions malheureusement pas présents mais la puissante programmation annonçant de grands noms comme Shaka Ponk, Chinese Man, Dinos, Big flo & Oli, Mademoiselle K, Roméo Elvis ou encore David Guetta, n’a apparemment déçu personne. Bien au contraire, les retours du public sur la soirée de samedi étaient très positifs. Le seul petit bémol qu’on aurait entendu c’est le léger retard de 45min de David Guetta.

Festivaliers prenant la pause sur le logo géant Solidays - ©Marylene_Eytier

Le dimanche soir

Dimanche soir cependant nous étions bel et bien présents. Et c’est sous un soleil brûlant que Jahneration commence cette dernière journée. Des mélodies reggae entraînantes en passant par des musiques aux sonorités hip-hop, le groupe de la nouvelle génération du reggae a fait découvrir en live au public de Solidays un show chaleureux, lumineux, et généreux. À 17h L'Impératrice, Arat Kilo, Mamani Keita & Mike Ladd, et Polo&Pan se partagent le public. Ces derniers nous ont fait voyager pendant près d’une heure grâce à leur musique électronique aux consonances exotiques.

Il est 18h et nous prêts à passer un moment magique devant un de nos groupes chouchous : Thérapie Taxi. Sous un tonnerre d’applaudissement ils montent sur scène et commencent le concert par leur fameuse chanson “PVP” dont le clip est sorti il y a deux mois. Et c’est avec une énergie folle que les trois membres de Thérapie Taxi et leurs musiciens ont balancés leurs sons aux influences multiples comme pop, rock et rap. Evidemment les titres les plus connus de leur nouvel album “Hit sale” comme "Coma idyllique", "J’en ai marre", "Supersatr", "Cris des loups", "Crystal Memphis", ou encore "Hit sale" ont fait crier la foule et l’ont fait chanter à l’unisson.                                                                                                                                                                                     Chaque chanson est accompagnée d’une petite phrase de l’un des chanteurs, ou une petite anecdote. C’est un vrai lien qu’ils créent avec leur public et pour leur rendre cet amour et en particulier à ceux qui les suivent depuis le début quelques chansons de leur premier album ont trouvés leur place à ce concert, comme "Jean Paul", ou "Pigalle". Et au moment de cette dernière, c’est par un hommage à sa team et aux moments passés ensemble dans ce quartier que le chanteur débute la musique. Un sentiment d’intimité s’est installé sous la scène Domino, et la chaleur renforce cette dimension. Et pour l’appuyer encore un peu plus, nos chers artistes nous offrent une chanson qu’ils font uniquement en concert, intitulée “Bisous tendres”, et qui pousse le public à s’embrasser, se manifester leur amour.   

Concert de Thérapie Taxi dimanche soir aux Solidays - ©dancingfeet.fr

Le public l’a bien senti, la température est montée d’un cran mais pas uniquement à cause des 29° du soleil parisien. Fidèle à eux-mêmes, leur côté déjanté n’est pas en reste et c’est avec une énergie débordante, de grands sourires, et une passion pour la musique dingue qu’ils finissent leur concert sur la fameuse chanson “Salope” connue par coeur et chantée par le public. Un joli moment de partage.

C’est l'heure de manger, et c'est sous un joli coucher de soleil et une foule monstrueuse que le concert de Riles commence. Et grâce à des musiques plus ambiançantes les unes que les autres telles que "Thanks God", "Brothers" ou "In the Jungle", aux pogos géants, et au retrait de son tee-shirt que Riles et ses musiciens ont enflammé Solidays pour cette dernière soirée.  

Il fait nuit, et tout le monde n’attend plus que lui. Niska. Un décor scénique simple, juste un aigle en métal, et des platines. Il monte sur scène et le public cri. Pendant une heure, Niska nous a régalé chantant pour nous ses musiques connues actuelles mais reprenant aussi pour ses plus grands fans des anciens tubes à succès comme l’inévitable chanson “Freestyle du PSG”  appelé aussi "Matuidi Charro" qui a fait danser la foule, au même titre que “Sappés comme jamais”. Nous avons évidemment eu le droit à la célèbre chanson "BOC", "Salé", et "Hannah Montana", où malgré quelques paroles approximatives le public de Solidays a fait honneur au lyrics de l'artiste, les reprenant tous ensemble sous le chapiteau. Et pour les plus grands fans, quel plaisir d’entendre "Amour X", "Shoot balle dans la tête", ou encore "Favelas". La surprise n’est pas immense, mais toujours agréable, NIska a évidemment terminé son concert avec la musique “Réseaux” succès de l’année 2017. Et avant de quitter la scène nous a demandé à tous de chanter avec lui un joyeux anniversaire à Solidays.

À 23h, dernier concert et les barons du rap français, IAM font leur entrée sur la grande scène, la scène Paris. Et malgré leur positionnement peu avantageux, car dernier concert du dernier soir, le public est nombreux à leur faire face, petits et grands, personne ne voulait louper leur retour sur la scène de Solidays 19 ans aprés leur tournée pour le "Micro d’argent" en 1999. Pendant près d’une heure et demie, les mythiques chansons s'enchaînent : "Nés sous la même étoile", "Je danse le Mia", "L’Empire du côté obscur", "Demain c’est loin", "Petit frère", "Chez le mac", ou encore "Bouge ta tête" et "Elle donne son corps avant son nom". Et entre deux chansons, c’est un très bel hommage que font les rappeurs du groupe en faveur de la culture, de la diversité et de la solidarité, remerciant le festival pour les valeurs qu’il prône. Petite mention spéciale pour IAM qui a présenté ce dimanche soir un des concerts les plus travaillés visuellement, grâce à des décors scéniques et des effets visuels de qualité.

Structure lumineuse décorant le site - ©Chang_Martin

Une expérience festivaliÈre incroyable

Sans compter les concerts de qualité, Solidays c’est aussi un festival à part entière qui propose à ses festivaliers une véritable expérience. Présence de marques, d’organisations, d’associations, stands de nourritures et boissons diverses, activités, saut à l’élastique, espaces détentes, etc tout est réuni pour passer des journées bien remplies.

En plus de ravir le public, les stands présents sur Solidays sont de très bons moyens pour les marques d’augmenter leur visibilité. C’est pourquoi nous avons aperçu en nous baladant sur le site, des marques comme Coca Cola qui  proposait des animations aux festivaliers et avait installé des jets d’eau pour les rafraîchir. Hollister, quant à eux avaient installé une petite tente où des échantillons étaient distribués et où un petit concert d’une chanteuse était organisé. La marque de yaourt Alpro proposait des dégustations gratuites de leurs produits, et le stand Europcar distribuait des sacoches dites “bananes” et invitait les festivaliers à se rendre à l’intérieur du mini-club Europcar construit pour l’occasion.

Des stands plus informatifs étaient également présents, et avaient pour but le dialogue, comme le Social Club qui invitait les festivaliers à venir débattre entre eux et avec des spécialistes autour d’un sujet. La région Parisienne avait aussi sa place sur ce plan avec des stands comme Ile-de-France, ou encore Paris est fièr.e dans lequel nous sommes allés faire un tour. Des murs aux couleurs de la communauté LGBT, des drag queen, des déguisements en tout genre, ici le ton est annoncé, aucun tabou n’est autorisé sur le sujet. Et quel sujet : le VIH et sa contamination en région parisienne. Des personnes sont présentes pour répondre à nos questions, et un quizz est mis en place pour montrer à quel point la population a méconnaissance du sujet et pour informer.

Stand paris est fièr.e - ©Bérengère Lavedrine

Beaucoup de stands de préventions sont présents sur le site, pour élargir leur impact et toucher une cible précise : la jeunesse. Aussi, cette année, on voit de plus en plus de stands faire appel à la technologie pour faire passer leur message, et pour les 20 ans de Soidays, la réalité virtuelle est à l’honneur. Au stand de la SNCF par exemple, c’est avec une simulation en réalité virtuelle que la grande compagnie ferroviaire fait passer son message de prévention concernant le danger de traverser des rails de chemins de fer ou de monter sur des trains même à l'arrêt. Pendant 3min nous sommes plongés dans la reconstitution du cauchemar d’un homme qui a vu un jeune se faire percuter par un train. Tous les soirs, à 2h38, le même cauchemar lui revient et la SNCF tente par cette vidéo un peu "choc" de faire réfléchir.

De nombreux stands de nourriture et de boissons sont aussi présents, en passant par le basique stand de kebab-frites à des stands un petit peu plus originaux. Par exemple, la pastèque, fruit incontournable de l’été avait son propre stand où l’on proposait des fruits frais, découpés de manière plutôt artistique. Un stand itinérant de thé vert chaud ou glacé était aussi de la partie, au même titre qu’un salon marocain où paisiblement installé sur des coussins, vous aviez la possibilité de commander une chicha. Dans une optique un peu moins heathy, vous avez aussi la possibilité de déguster des plats à base de fromages à raclette, ou de profiter d’une bonne bière fraîche du stand Beer Factory.

Stand de pastéques fraiches - ©Bérengère Lavedrine 

Et pour rendre cette expérience inoubliable, de nombreuses personnes ont pu profiter des deux activités à sensations présentes sur le site : le manège, et le saut à l’élastique. Surplombant tout le domaine, le saut à l’élastique point de rendez-vous pour certains, ou rêve inaccessible pour d’autres, n’a laissé personne indifférent, mais seul les plus patients (environ 2h30 de queue) ont pu en profiter.

 


Un village associatif plein de vie qui donne envie

Comment passer à Solidays sans faire un tour au village associatif ? Situées à l'une des extrémités du site, près de 80 associations sont regroupées. 80 acteurs engagés pour un monde meilleur. Le village est plein de vie, les bénévoles échangent avec les festivaliers, et les stands sont animés. Beaucoup d’associations sont présentes pour défendre et informer la population sur des thèmes plus ou moins proches du VIH et du SIDA. Nous avons échangé avec l’une d’entre elle qui proposait des quizz autour de la maladie, de ce que nous en savions et surtout des stéréotypes qui gravitaient autour et nous sommes repartis en ayant appris énormément de choses. Discrimination envers les personnes homosexuelles, discrimination des personnes séropositives, racisme, exclusion et isolement des personnes âgées, pollution, acceuil des migrants, aide aux population africaines touchées par le VIH, aide aux femmes battues, et bien d’autres thèmes étaient abordés au sein de ce village. Le dialogue était à l’honneur et aucune incrimination n’était présente. Pour notre part, une association a particulièrement attirée notre attention : l’ADMD (Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité). Cette dernière aborde et défend un thème complexe et peu connu du grand public : le droit de choisir comment l’on souhaite finir sa vie. Et la discussion avec leurs intervenants était réellement très intéressante. Si vous souhaitez en savoir plus rendez-vous sur le site, ou le 15 juillet à Bordeaux lors de l’Admdtour pour rencontrer leurs intervenants.

Stand de l'ADMD et leur mascotte - ©Bérengère Lavedrine

Nous avons aussi fait un tour du côté du stand de l’association, Ni putes ni soumises, où une jeune intervenante nous a exposé les différents projets entrepris par les bénévoles pour aider les femmes battues en situation de précarité, ainsi que leurs enfants. Luttant contre le sexisme, la violence et les discriminations envers les femmes l’association souhaite non seulement protéger les femmes qui en sont victimes mais surtout prendre le problème à la racine et effectuer de la prévention. Aussi, ils mettent en place de nombreuses interventions de préventions basées autour de la discussion dans les écoles de quartiers populaires et des ZEP (zones d’éducation prioritaires).

La bonne humeur ambiante, le sourire des bénévoles, leur engagement, et  la diversité des associations ont fait de ce village un des atouts majeurs du festival, qui donne envie de s’engager et de nous aussi lutter pour un monde meilleur. 

Emma LOOS