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Live report : Musik à Pile 2018

Après un événement aussi éprouvant que le Millésime Festival le week-end  passé, nous partons prendre un peu de repos dans le Libournais à Saint-Denis de Pile à l’occasion de Musik à Pile ! Entre partage, paysage champêtre et programmation artistique de tous horizons que l’on soit enfant, parent, festivalier ou simple curieux chacun y trouve son compte !

 

Situé dans le magnifique parc de Bômale où se dresse une chartreuse du XVIème siècle, Musik à Pile, qui en est déjà à sa 21ème édition, repose sur 3 valeurs fondamentales : découvrir, partager et profiter. 
Bien que cet événement souhaite rester à échelle humaine voire même intimiste, il a tout de même accueilli de nombreuses têtes d’affiches comme -M-, Faada Freddy, Mano Solo, Caravan Palace ou encore Boulevard des Airs pour ne citer qu’eux. À côté de cela, ils organisent aussi des spectacles et des projets avec des élèves de la maternelle au lycée mais également avec des associations locales. Bref l’association MKP est aujourd’hui un acteur artistique majeur du libournais défendant un accès à la culture au plus grand nombre et engagé dans l’éducation au spectacle.

Nous voilà donc en route dans la charmante ville de Saint Denis de Pile malgré les prévisions d’orages que l’on aura su faire mentir !


La soirée du vendredi : Des découvertes de touS horizonS 

Mezerg ça tape ! - Photo :  Julie Loeuilliette / StayAwake

Arrivés avec nos tentes et tout notre paquetage, on part en direction du petit camping où il n’y aura qu’une dizaine de tentes durant le week-end (mais qui est surveillé 24h/24 !), au moins on est sûr de ne pas avoir de problèmes niveau bruit ! Après s’être installés :  direction le festival qui vient tout juste d’ouvrir ses portes.

À peine entrés, on entend déjà résonner sur la petite scène le fil rouge de l’événement Mezerg, c’est un pianiste un peu particulier pratiquant le piano BoomBoom, explication : un piano au bout des doigts (voire un dans chaque main par moment) et des percussions aux pieds ce qui lui permet de retranscrire à merveille la sensation de la musique électronique à l’acoustique, et ça joue vite ! De quoi nous mettre en jambe pour cette belle soirée.  Après être allé chercher nos Pilis (la monnaie du festival) et notre 1ère bière, on découvre le marché des artisans avec friperie, créateur de handpan, accessoires en tous genres et bien évidemment le plus important : les food-trucks !

C’est reparti pour la musique, 1er concert sur la grande scène et rencontre avec une artiste qui était particulièrement attendue : Fatouma Diawara, cette artiste malienne que l’on a découvert aux côtés de Matthieu Chedid (-M-) dans le groupe Lamomali. Accompagnée de ses musiciens, de sa Fender Stratocaster verte et de ses bonnes paroles elle parcourt l’Europe pour nous émerveiller de sa belle voix et de et de sa bonne humeur contagieuse. Le groupe mélange sonorité africaine, folk et blues-rock, tout ce qu’il faut pour nous faire danser et cela ne manque pas, petits et grands, tout le monde donne de soi. Un très beau moment de partage ! Mention spéciale pour le guitariste et ses solos juste incroyables.

Fatoumata Diawara - Photo :  Julie Loeuilliette / StayAwake

Nous retrouvons juste après Rachel que nous avions déjà rencontré lors de la conférence de presse de Musik à Pile. Cette chanteuse bordelaise, qui a su se faire remarquer grâce au télé-crochet Nouvelle Star, accompagnée de ses pharaons nous offre une musique entre reggae et soul. La chanteuse nous transporte de sa voix vibrante dans son univers et on apprécie énormément le voyage. Retour sur la scène principale avec Sopico, ce jeune rappeur parisien, amoureux de la gratte et des textes métaphoriques, nous livre un set avec des morceaux énergiques durant lesquels on saute, on pogote. Mais aussi des morceaux au flow posé, remplis de sincérité alliant guitare et voix. Très proche de son public, une maturité forte, des sujets forts, cet artiste est en route pour le succès et il sera dur à arrêter !

Petite pause autour d’une crêpe avant d’assister au dernier concert de la soirée qui est une découverte pour nous … et une très bonne découverte ! Le groupe Inüit, 6 musiciens venus tout droit de Nantes nous offre un show mêlant musique électronique et pop dansante. Percussions, trombones, synthé, saxophone, batteries, choeur, un festival de sonorités, les musiciens à fond, une chanteuse bourrée d’énergie. On espère les revoir vite en tout cas pour notre part on est sûrs qu’ils iront loin ! 1ère soirée terminée, on prend le temps de profiter encore un peu de l’ambiance du festival au son du DJ set des Bômales avant d’aller nous reposer car demain on recommence tôt !

 

UnE après-midi familiale au parc de Bômale

Photo :  Julie Loeuilliette / StayAwake

On se retrouve dès midi dans le parc du Château pour une après-midi beaucoup plus tranquille. L’entrée est gratuite ce qui permet aux familles d’y amener leurs enfants mais ce n’est pas pour autant que la programmation et animations ne sont pas intéressantes ! En effet, dès notre arrivée on retrouve Jeu Barjot, le très connu bar à jeu de Bordeaux qui permet aux petits, comme aux plus grands, de se défier à des jeux de société grandeur nature. Après avoir assisté au spectacle de fin d’année de l’école de Saint Denis de Pile et leur interprétation du clown chocolat on repart pour la musique avec les Lascars pour un peu de Rock’n’roll histoire de danser un petit peu, leur set est court mais nous aurons l’occasion de les retrouver plus tard dans la soirée ! Petit quizz avec l’association Ricochet Sonore afin de tester notre culture musicale, notre photographe aurait pu tous les défoncer mais elle a préféré souffler les réponses aux enfants : quelle grande dame ! On continue dans la diversité avec le théâtre muet de la Cie Bris de Banane qui nous ont fait revivre les plus grandes scènes du cinéma à travers leur polar “Meurtre au Motel”.

 

Cie Bris de Banane - Photo :  Julie Loeuilliette / StayAwake

La soirée du samedi : Petite pépite, rappeur de l'ancienne école et Australiens extravagantS

Retour au camping, petit repos et on attaque directement la dernière soirée de ce festival ! 
Tim Dup est le 1er artiste à passer sur la grande salle. Cette nouvelle tête de la chanson française est dans la même lignée qu’Eddy de Pretto, avec qui il a d’ailleurs partagé la même scène au Rocher de Palmer en décembre dernier. Tim Dup c’est de la poésie, des belles chansons mais aussi un grain de voix particulier. Il nous emmène avec lui découvrir quelque petit bout de sa vie, il trouve l’inspiration dans son quotidien, ce qu’il voit, entend et ressent. Sur scène, seul avec son piano, ce sont des véritables histoires qu’il nous partage. Un concert intimiste où il aura su capter son public jusqu’à même sauter dans la fosse afin de venir danser avec nous. Un beau moment, une belle découverte.

 

Tim Dup - Photo :  Julie Loeuilliette / StayAwake

Malgré l’alerte orange aux orages les festivaliers ont tout de même répondu présents en nombre pour cette seconde soirée. Disiz la Peste y est sûrement pour quelque chose, déjà 15 ans que ce pilier du rap français a sorti son 1er album. Venu nous présenter son 11ème opus “Pacifique” cet artiste a su se renouveler et capter l’attention du public tout au long de sa carrière. Et sur scène cela se ressent ! Les fans sont jeunes et chantent tous en coeur ses chansons, entre rap, électro, pop et même zouk.

Dernier groupe qui clôturera le festival : Client Liaison, ce groupe australien (dont le chanteur ressemble étrangement à Prince) aux allures extravagantes nous en a fait voir de toutes les couleurs et de tous les styles musicaux : dance, swing, pop. Un retour aux années 80-90 qui aura su nous faire danser jusqu’à la dernière minute de cette édition !

 

Client Liaison - Photo :  Julie Loeuilliette / StayAwake

La pluie commence à tomber, l’orage aura su attendre la fin du festival avant d’éclater ! Le festival Musik à Pile a su tenir ses promesses, la convivialité des festivaliers, le cadre champêtre, la bonne humeur des bénévoles, la programmation de qualité, le soleil… tout était présent pour passer un bon moment et c’est exactement ce que l’on a fait. À l’année prochaine !






Nicolas NOURRIT