play pause load
-

Live Report - Climax Festival 2017

Pour sa troisième édition, le Climax festival a vu les choses en grand. Organisé sur 4 jours, l’éco-festival s’est étendu cette année sur deux lieux emblématiques de l’expression culturelle à Bordeaux : le Parc Palmer et la Caserne Niel de Darwin. Un événement remarquable qui a su allier réflexion et festivités.

Retour sur un week-end qui a marqué les esprits !


Photo : StayAwake / Livy Bertrand

TOUS VEGAN

Quelle joie pour notre équipe que de retrouver l’ambiance chaleureuse et conviviale du Climax festival. Après un long périple dans les transports, nous arrivons sur le site du parc Palmer, au beau milieu de 40 hectares de verdure fraîche. Nous sommes ravis de nous retrouver dans un festival qui n’en a pas que le nom. On récupère nos bracelets cashless et nous voilà lancés !

On traverse une allée joliment décorée de guirlandes lumineuses et de structures en matériaux recyclés. On valide notre entrée aux bornes puis nous arrivons sur le premier espace du festival, entièrement dédié aux foodtrucks et aux stands. L’espace est meublé de structures en bois et palettes où l'on peut aisément se restaurer et boire un verre, tout en admirant les différentes créations accrochées sur l’ensemble du site. Le tout sur un fond de house que nous envoie la petite scène Nova.


Photo : StayAwake / Livy Bertrand

On remarque tout de suite l’omniprésence de la réflexion écologique : Tri, recyclage optimisé, alimentation bio, végéta*ienne et locale, stands de sensibilisation, expositions ...

Depuis trois ans, le Climax surfe sur une vague culturelle variée et fédératrice, qui lui permet de rassembler un large public autour d’une mobilisation suivie à l’échelle mondiale. Chaque année, le festival se crée autour d’une thématique écologique universelle. Cette troisième édition fût centrée autour de l’alimentation et de l’impact que cette dernière peut avoir sur la dégradation de notre planète et du climat. Le but étant de sensibiliser le public à l’importance d’une alimentation responsable et mesurée.

Pour ce faire, le festival a proposé de nombreux débats et conférences à ce sujet afin d’éveiller les consciences. Ces échanges ont été suivis par deux de nos rédactrices que vous pouvez retrouver ici : Article de Mégane - Article de Mirella.


Photo : StayAwake / Livy Bertrand

RENDEZ-VOUS AU SOMMET

Après avoir exploré la première partie du site, nous décidons de continuer notre ascension vers l’espace concerts. Hors de question de rater une miette de la programmation ! Pete Dohorty, le pionnier du rock anglais est le premier à grimper sur la scène principale du parc Palmer. Cet artiste, compositeur et interprète nous dévoile ses plus grands tubes mais aussi son dernier album « Hambourg Démonstrations » aux allures mélancoliques et envoûtantes.

S’ensuit alors le concert de Charles X, un subtil mélange entre chant et rap qui, pendant près d’une heure, nous fait délicatement vibrer en attendant la prestation de La Femme. Une découverte aussi surprenante qu’appréciable.


Photo : StayAwake / Livy Bertrand

Le concert touche à sa fin et les premières notes de « Mystere » se font entendre au loin. Le groupe nous livre les compositions de leur deuxième album, sur fond de surfrock des années 80. Le public semble apprécier la douceur de leur prestation. De notre côté, nous restons quelque peu déçus de la qualité sonore et du réglage des voix qui nous ont empêché d’apprécier le concert à sa juste valeur. Dommage !

Mais pas le temps de s’attarder sur les problèmes techniques, Isaac Delusion est déjà sur la scène du théâtre. Découvert par notre rédaction lors du Hors Bord festival à Bordeaux, on s’est dit que le revoir une deuxième fois ne serait pas de trop, alors on fonce ! On a d'ailleurs eu la chance de pouvoir l'interviewer, on vous le fait partager ici. L’artiste s'engage dans un live mélodieux et envoûtant aux influences psychédéliques, qui oscille merveilleusement entre dreampop et folk. Un voyage sensoriel unique qui nous ramène doucement vers la scène Palmer.


Photo : StayAwake / Livy Bertrand

Le dernier concert de la soirée va commencer : celui du tant attendu Paul Kalbrenner ! Juste le temps d’attraper une bière au bar et nous voilà au premier rang de la scène, pour accueillir notre prodige de la techno berlinoise que nous n’en pouvions plus d’attendre. Il faut dire que PaulK est l’artiste incontournable de cette édition. Le live commence et met tout le monde d’accord ! Le public se voit porté par une énergie transcendante, bercée par les plus grands titres de l’artiste : "Aaron", "Facing The Sun", "Feed Your Head", "Sky And Sand", "Altes Kamuffel" mais aussi son célèbre remix de "Te Quiero" de Stromae. Une compilation façonnée à merveille qui aurait pu faire danser le public toute la nuit, et on n’aurait pas dit non !

C’est le cerveau enivré de basses que nous prenons le chemin du retour. Les concerts sont terminés et il est temps pour nous de s’accorder un peu de repos.

Photo : StayAwake / Livy Bertrand

ON PREND LES MÊMES ET ON RECOMMENCE

Après une bonne nuit de sommeil et un repas gourmand, nous voilà remplis de force pour affronter cette deuxième journée de festivités. En attendant le début des concerts, on décide de déguster une des spécialités proposées par les foodtrucks 100 % végé*ariens pour rester dans la lignée du festival. Peu emballé par le tofu et le soja, on se dirige a contrario vers une petite crêperie qui propose des tas de recettes très alléchantes. On se laisse finalement tenter par une crêpe chèvre-miel sur son lit de noix: un régal !

Le jour montre ses dernières lumières, on en profite pour admirer la vue qui s’offre à nous tout en dégustant notre festin du jour. Merci mère nature !


Photo : StayAwake / Livy Bertrand

A peine le temps de digérer que The Kooks est déjà là. Ce groupe emblématique des années deux mille fête ses 10 ans cette année et nous joue pour l’occasion les plus grands tubes de leur carrière. Retour en adolescence garanti ! Le concert se termine et The Kooks laisse place à Franz Ferninand, un groupe d’origine anglosaxonne connu pour ses compositions inouïes. Un style dont on ne raffole pas chez Stayawake mais qui nous convint quand même d’assister au concert. On notera une belle prestation scénique et une qualité sonore bien meilleure que la veille avec La Femme.

La soirée touche à sa fin, Kungs délivre le dernier concert de la scène Palmer. Ce jeune DJ Toulonnais, connu pour ses remasterings populaires et rythmés nous balance quelques-unes de ses plus grandes collaborations et jongle entre de nombreux styles. Nous resterons cependant un peu déçus de ce set qui était l'exact identique de celui joué lors de sa prestation au Garorock Festival.

Demain sera le dernier jour du festival, et on compte bien en profiter !


Photo : StayAwake / Livy Bertrand

LE MEILLEUR POUR LA FIN

Dernier jour pour le Climax, et visiblement, le soleil n’est pas au rendez-vous. De la pluie et des températures hivernales: on espérait mieux pour clôturer le festival … Tant pis, un manteau, des bottes et nous voilà prêts pour affronter les derniers concerts du Climax. La soirée commence fort avec le concert d’Omar S. Véritable pilier du mouvement Détroit, ce producteur de musique électronique nous balance un set acharné entre techno, deep-house et minimale.

Une mise en bouche succulente qui nous tiendra en haleine jusqu’au concert de S-Crew que l’on attend impatiemment. Nous sirotons une bière au bar quand sur la scène du théâtre, retentissent des notes de hip-hop plutôt alléchantes.


Photo : StayAwake / Livy Bertrand

Curieux comme nous sommes, il n’a pas fallu une minute pour que nous arrivions au premier rang. Face à nous, un duo de rappeurs américains motivés à bloc qui nous offre une prestation scénique et vocale hors pair ! Des basses bien prononcées alliées à des sonorités hip-hop très rythmées, le tout accompagné d’un rap alternatif comme on n’en fait plus. On n’était pas prêt. Sûrement la meilleure découverte du festival pour notre équipe de rédacteurs.

21h45, la scène Palmer est déjà remplie de fans qui brandissent des objets à l’effigie du S-crew. La pluie s’acharne mais le public ne fléchit pas, et nous non plus ! Les lumières s’éteignent et le groupe se met en place. C’est avec une énergie fulgurante que les quatre rappeurs se hissent sur le devant la scène, avec une entrée en matière digne des plus grands. Le groupe enchaîne les tracks de leur dernier album « Destins liés » que le public semble connaître par cœur. Le S-crew interagit sans limite avec son public et provoque une euphorie quasi unanime dans la foule. Les festivaliers bondissent à chaque parole et l’ambiance est à son maximum.


Photo : StayAwake / Livy Bertrand

Le groupe nous envoie même quelques exclusivités mais aussi des tracks issus de leurs précédents albums. Clairement, on ne pouvait pas rêver mieux, mis à part que ce concert se prolonge encore et encore. Et c’est chose faite ! Le groupe continue sa prestation jusqu’à interruption des organisateurs, après avoir déambulés sur la foule dans des bulles géantes pendant plusieurs minutes. Le concert se termine, et on réalise à peine ce qui vient de s’offrir à nous. Merci S-crew !

La soirée se clotûre avec le concert de Fakear. Ce beatmakers de 24 ans mondialement connu pour ses productions au caractère unique, nous fait l’honneur de faire le closing du festival. Fakear débute son live et alterne les titres de son dernier album et les titres plus anciens, revisités grâce à ses musiciens de talents. Sa musique s’accompagne d’une scénographie majestueuse composée d’un bal de lumières totalement hypnotique. Quel bonheur !


Photo : StayAwake / Livy Bertrand

Le festival touche à sa fin et il est temps pour nous de rentrer. On en retient que du positif, il faut dire que c’était vraiment chouette !

Merci Climax pour ces 4 jours d’émotions, de partage, de concerts et de prise de conscience. A l’année prochaine !

Farah MENDES