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Live report : Black Bass Festival 2016

Pour sa troisième édition consécutive le BBF, un festival se tenant à Braud et Saint-Louis organisé par l’association “Créatures des marais”, a fait le plein de festivaliers ! Retour sur l’édition 2016 de ce petit festival qui a tout d’un grand.

 

Bonne surprise à l’arrivée

Dès l’arrivée sur le site où se tient le festival on est frappé par l’attention portée à l’organisation. Les bénévoles sont en nombre suffisant pour assumer le travail que nécessite le bon déroulement du BBF. Et ça se sent. Si tout est très carré en terme de balisage, d’affichage, de billetterie toute l’équipe reste chaleureuse, efficace et détendue. Une bonne raison de plus de rester sur place pour profiter de cette bonne ambiance : des food-trucks sont là pour proposer une restauration de qualité.

© Livy Bertrand

 

Une fois la tente dûment lancée et sardinée on se dirige vers la grande scène pour assister à l’ouverture du festival. Et autant dire que la scène est plutôt impressionnante. Les techniciens n’ont pas lésiné sur la structure et les jeux de lumières. Ces derniers n’ont rien à envier à ceux des grands festivals. On entre doucement dans l'ambiance festivalière avec un DJ set de Vie Sauvage. Le calme avant la tempête?

© Livy Bertrand

 

De belles découvertes

Ce week-end placé sous le signe du Rock s’ouvre de manière surprenante avec le groupe bordelais Le A, un quatuor aux mélodies douces qui place cette édition du BBF sous le signe de l'éclectisme. Tantôt mélancolique et sombre, tantôt électrique et dynamique, leur musique nous introduit en douceur dans l’ambiance d’un BBF qui promet d’être hard dans le bon sens du terme.

© Livy Bertrand

 

Le public est ensuite invité à faire la navette entre la petite et la grande scène comme ce sera le cas pendant toute la durée des festivités. La scène est plus petite, certes, mais là encore, une attention toute particulière est portée à ce que le son et la lumière soient à la hauteur. C’est à ce moment qu’on entre vraiment dans le dur avec The Doctors, un duo qui met le feu à la petite scène avec un rock très hard qui fait trembler les tympans. Heureusement, de ce côté là pas de risque, des bouchons sont à disposition gratuitement pour protéger nos délicates esgourdes des sursauts de décibels endiablés que les différents groupes qui s'enchaînent nous offrent.

© Livy Bertrand

 

Ainsi se poursuit la soirée dans une ambiance rock, à base de guitares saturées à l'extrême, de breaks de batterie puissants et de bière fraîche en abondance. Le vendredi se clôt sur un DJ set animé par les bénévoles du festival, qui termine la soirée en beauté avant un repos bien mérité au camping pour ceux qui ne poursuivront pas la fête jusqu’aux aurores.

 

Un festival pour tous

L’après-midi du lendemain est plus calme et dévoile un autre aspect positif du BBF: tout en étant très rock et festif l’événement arrive à être familial. Un spectacle pour enfant mêlant conte, musique et dessin nous émerveille par sa poésie et conquiert les bébés rockeurs comme les barbus en kilt.

© Livy Bertrand


On reprend les hostilités en douceur avec une autre belle découverte de cette édition 2016 : Ariel Ariel. Un groupe bordelais mêlant habilement une electro élégante à des rythmes funky. La voix du chanteur, à la manière de celle de Richard Bona, est douce et profonde et se mêle à celle de la claviériste dans des envolées lyriques puissantes. Le tout sert des textes poétiques qui nous invitent au voyage. Un aperçu avec leur titre mon île, un petit morceau de paradis sonore.

 

Sur la même scène, des amateurs et pointures du rock

Après cette petite douceur musicale se succèdent des groupes au son dopé au gros rock qui tâche avant le tant attendu concours de Air guitar. Un grand moment de délire avec des candidats tous plus survoltés et déjantés les uns que les autres. Si vous vouliez voir un père noël mimer un shred sur Master of puppet de Metallica c’était là qu’il fallait être. 

 

© Livy Bertrand

 

Arrive le moment où les têtes d’affiche montent sur la grande scène et autant dire que ça chauffe. The inspector Cluzo met le feu aux marais avec un jeu de scène spectaculaire et des titres qui reviennent aux fondamentaux du hard rock : Pas de setlist, une prestation sur-vitaminé et des éléments de batterie qui finissent dans la fosse. Les organisateurs annoncent la fermeture de la billetterie, le festival a fait le plein. Pari réussi pour le BBF avec 1300 festivaliers pour le samedi ! La soirée se clôt avec les Américains de Mondo generator, le nouveau groupe de l’ex-bassiste des Queens of the Stone Age, devant un public certes moins nombreux mais toujours aussi motivé.

 

Verdict : Un événement éclectique au coeur des marais dans un festival à taille humaine où l’on se sent bien et où on fait de belles rencontres et découvertes. On attend l’édition 2017 avec impatience !

Paul BONNEAU