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The Boyfriend - Pourquoi lui ?


Décidément, le mois de Janvier est vraiment vide en termes de bon film. Rien d’extraordinaire n’est arrivé dans nos salles. Et ce n’est surtout pas le dernier Resident Evil qui allait me convaincre de payer pour aller au cinéma. J’avais le choix entre La La Land et The Boyfriend. Après avoir visionné les deux bandes annonces, je tiré à pile ou face quel film j’irai voir. C’est tombé sur The Boyfriend. Aller, c’est parti !


 

Retour aux sources

C’est enfin le retour de Bryan Cranston ! Ça c’est quelque chose que je ne pouvais pas manquer, je remercie ma pièce de 2€ pour avoir au moins de l’amour pour cet acteur. Après avoir fait une prestation moyenne dans Godzilla ainsi que dans Infiltrator, le papa de Malcom revient dans la comédie.

 


 

Synopsis : Stéphanie invite ses parents à passer Noël avec elle à Stanford pour leur présenter son petit ami. Son père ultra protecteur sera surpris de découvrir qu’elle sort avec un millionnaire de la Silicon Valley très exubérant. Il ne sera pas au bout de ses surprises lorsque celui-ci va lui demander l’autorisation d’épouser sa fille.

Certains le connaissent sûrement aussi pour son rôle dans la série Breaking Bad sous le nom de Walter White. Une série qui a propulsée sa carrière dans la stratosphère. Mais est-ce que ce retour en salle était une bonne idée ?

Pour être franc, je n’ai pas vraiment pris mon pied au visionnage. Une comédie « beau-père » de tout ce qu’il y a de plus basique. Mais le pire, c’est que le film est sorti depuis un moment dans les salles américaines, et il a fait le café ! Avec 58M de recettes, il est clair que les studios n’attendent pas grand-chose de nos salles, puisque l’objectif est déjà largement rempli. De plus, avec James Franco, le casting est plutôt costaud. Malheureusement, ce film se range dans la catégorie « Téléfilm du dimanche soir sur TF1 ».

A la base, le film est une adaptation de la série Cuckoo, qui met en scène un père attaché à sa petite fille qui est amoureuse d’un homme riche et particulier. Mais c’est un scénariste du nom de John Hamburg qui a participé à la réalisation du film. C’est cette même personne qui a réalisé Mon beau-père et moi ou encore Zoolander (de très grands films oui oui).

 

 

Du vu et revu

Ce film n’invente rien du tout. Des scènes déjà rencontrées dans des tas de films depuis 20 ans. Et une vulgarité omniprésente qui détruit tout ! Je n’ose même pas imaginer combien de fois le mot « fuck » a été prononcé dans la VO. Des blagues crues et sans intérêt.

La réalisation se limite à un continuel champ/contrechamp pour essayer de rythmer le tout, sans succès. Et sérieusement, une scène de 10 minutes pour des toilettes chinoises ? Vous n’avez donc aucune inspiration ?

Nous sommes tous habitués aux grimaces de James Franco, ce « tic » lui est collé, mais le problème c’est qu’ on a vraiment l’impression que le film a été réalisé autour de ça.

Avec un casting de ce genre, on aurait pu espérer un combat, un affrontement entre James Franco et Bryan Cranston ! Mais non, il ne se passe rien hormis un enchaînement de blagues vaseuses et grasses.

Même si on a l’impression que Bryan a tout le temps la même expression, il en reste tout de même de bon côté. Heureusement que notre vendeur de meth préféré est présent pour relever le niveau du film.

 

 

Aussitôt arrivé, aussitôt reparti

Le « clash » des deux cultures présentes (à savoir, le jeune geek décomplexé contre une belle famille un peu rigide) est pourtant une idée pleine d’opportunités, que le film ne saisit pas évidement.

Les personnages de la belle-famille sont tellement secondaires qu’on se demande s’ils vont pouvoir rembourser les frais d’hôtel aux acteurs. En revanche, une tête peut vous dire quelque chose, notamment celle du majordome totalement déjanté (joué par Keegan-Michael Key). Il est d’ailleurs triste de constater que c’est lui qui nous donne les meilleures scènes du film.

 

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Comme je vous l’ai dit, le film a déjà tourné dans toute l’Europe pendant Noël avant d’arriver seulement le 25 Janvier chez nous. Je n’ai aucun doute sur le fait que le film ne restera que 3 semaines à l’affiche, tellement c’est quelque chose qui ne demande qu’à être oublié.

La fusion de James et de Bryan ne fonctionne pas du tout à cause d’un scénario bateau peu inspiré et de personnages aussi creux que ma tirelire après Noël.

En bref, n’allez pas voir ce film, patientez, comme moi, encore un peu pour voir de bon film arriver dans nos salles.

Mon avis ? 3,5/10.

 

Désolé James, la prochaine fois peut-être !

Antonin PAPILLON