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Passengers - Un voyage qui tourne mal ?


C'est avec la tête qui tourne et des cernes de 3km de long que je vous souhaite à tous une Bonne Année ! Qu'elle soit remplie de bons films à regarder, de découvertes inattendues et qu'elle vous procure joie et santé.

Et quoi de mieux pour commencer 2017 que de parler d'un film d'amour. Même si ce genre de productions n'est pas du tout ma tasse de thé (je devine toujours la fin à la moitié du film), Passengers n'a pas été aussi mauvais que je le pensais.

 

ATTENTION CET ARTICLE CONTIENT DU SPOIL (indiqué à chaque fois)


 

L'espace, encore et toujours.

Ça on peut le dire, ces dernières années l'espace a été beaucoup présent sur les grands écrans. Entre Interstellar, Gravity, Seul sur Mars, Premier contact (un peu), les deux nouveaux Star Wars et maintenant Passengers, on ne sait plus quoi penser sur l'univers qui nous entoure. En rentrant dans la salle pour aller le voir, je ne partais pas du tout confiant. En cette fin d'année, j'avais vu tous les films qui me plaisaient, certains ont été retirés des salles un peu tôt (comme Mademoiselle), ce qui fait que je commençais vraiment à me poser des questions sur le prochain article que je devais écrire (oui, celui-ci).

Et concours de circonstance oblige, je me suis retrouvé dans une salle presque pleine pour regarder un film d'amour. Mais dans l'espace. Mouais.

Synopsis : « Un énorme vaisseau fait route vers une nouvelle planète, une colonie. 5000 passagers sont en état de stase durant tout le voyage, qui dure une centaine d'année. Jim, un des passagers, se fait réveiller tranquillement de son sommeil, mais peu à peu il se rend compte d'une vérité effrayante : il est le seul à ne pas dormir. Même si toutes les I.A. sont opérationnelles, la solitude se fait sentir. Plus tard, alors qu'un autre passager, Aurora, se fait réveiller, le vaisseau commence à avoir de plus en plus de problème. La vie des passagers est maintenant entre les mains du duo le plus seul de l'univers ».

 

 

Un jugement trop rapide

C'est en regardant la bande-annonce que je me suis dit que le film n'allait pas être bon du tout. Le film semblait être rempli de clichés, avec une fin prévisible, sans de gros risques niveau scénario. Est-ce que j'ai vu juste ? En partie, oui.

Mais seulement en partie. J'ai été agréablement surpris par la réalisation de Passengers, mais pas par l'histoire entre les deux protagonistes. Je dois d'ailleurs vous les présenter : il s'agit de Jennifer Lawrence (Hunger Games) et de Chris Pratt (Star Lord dans Les gardiens de la Galaxie). Il y aura quelques apparitions de Michael Sheen dans le rôle d'un barman robotique, ainsi que de Laurence Fishburne (Morpheus dans Matrix). D'ailleurs, l'apparition en question de ce dernier me laisse un goût amer dans la bouche, je vais revenir dessus.

Le jeu d'acteur est plutôt convainquant, même si voir Jennifer Lawrence en pleur est toujours aussi risible. Je reste du même avis concernant Chris. Il n'est pas mauvais, même si son panel d'expression faciale est limité au nombre de 3.

Les effets spéciaux sont très bien réalisés. je n'ai rien noté de mauvais, même si, je pense, que bon nombre d'erreurs concernant les lois de la physique ont été réalisées !

Le film dure un peu moins de 2h. Là encore le rythme et le montage sont efficaces, pas trop de lenteur. Même si le côté « seul dans un immense vaisseau » est sous-traité, le film passe plutôt rapidement, et heureusement.

 

Et un Deus Ex Machina, un !

S’il y a bien une chose dont j'ai horreur au cinéma, c'est les facilités scénaristiques. Si vous écrivez une histoire, arrangez-vous pour que ça tienne la route ! Parce-que dans Passengers, c'est la première fois qu'un Deus Ex Machina me saute aux yeux.

Pour ceux qui ne savent pas à quoi correspond un Deus Ex Machina : c'est une expression utilisée dans le cinéma. Traduite du latin, la phrase veut dire « Dieu qui sort de la machine ». Cela correspond (au cinéma) à une action dite « divine » qui débloque les personnages et le scénario d'une situation impossible à résoudre autrement. Des exemples : Les aigles dans le film Le seigneur des anneaux : Le retour du Roi, l'épée de Gryffondor dans Harry Potter et la chambre des Secrets ou encore Le Roi Richard à la fin de Robin des bois.

Attention, spoil ! Revenons donc à Passengers : Le Deus Ex Machina en question n'est rien d'autre que l'apparition du commandant de bord qui se fait réveiller à son tour. Sur 5000 passagers, comme par hasard. Son apparition débloque complètement le scénario car, sans lui, les personnages ne peuvent pas entrer dans certaines salles réservées aux membres de l'équipage. Chaque passager possède un bracelet qui donne ou non l'autorisation pour telle ou telle action. Pour les passagers, le bracelet correspond aux la classes 1 ou 2 dans un train ou encore à la classe affaire dans un avion. Mais le bracelet du commandant débloque l'accès à tout le vaisseau, ce qui est un gain de temps énorme vous vous en doutez bien. Fin du spoil !

 

 

C'est mignon, mais c'est tout

Vous vous souvenez quand je vous disais plus haut que je devinais la fin pour ce genre de film ? C'est le cas pour celui-ci, la fin est prévisible, mais à ce point, c'est rare.

Attention, spoil ! On est dans l'espace, dans un vaisseau qui a des tas de problèmes, MAIS NON, les personnages survivent encore et toujours à n'importe quelle situation. Même la chaleur d'un réacteur ou même une sangle de sécurité (qui empêche quelqu'un de partir à la dérive dans l'espace) qui lâche n'arrivent pas à bout de Chris. Fin du spoil !

Vous l'aurez compris, Passengers est bien, mais ça s'arrête là. Ce n'est vraiment pas le film du siècle. Même si le barman robot est attachant (encore un cliché d'ailleurs, le petit personnage attachant dans un film), il ne sauve pas la mise. En revanche, le film traite assez bien de la relation que peuvent créer des êtres humains avec des machines quand ils sont seuls. Il est vrai que rester seul toute sa vie dans un vaisseau entièrement automatisé peut causer quelques « dérèglement mentaux ».

En résumé, si vous ne voulez pas vous casser la tête au cinéma, allez voir Passengers, c'est un film simple, qui avait tout de même du potentiel. Dommage que le film doive correspondre aux goûts du public, je n'aime pas trop les happy ending. Oups, encore un spoil. «Déso pas déso».

Bisous.

Antonin PAPILLON